{"id":1344,"date":"2013-07-01T09:43:19","date_gmt":"2013-07-01T08:43:19","guid":{"rendered":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/?p=1344"},"modified":"2013-07-01T09:44:20","modified_gmt":"2013-07-01T08:44:20","slug":"les-europeens-et-la-sortie-de-crise-ipsos","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/les-europeens-et-la-sortie-de-crise-ipsos\/","title":{"rendered":"Les Europ\u00e9ens et la sortie de crise | IPSOS"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;\">07 mai 2013 &#8211;\u00a0<\/span><\/p>\n<div>\n<div>\n<p><strong>En partenariat avec\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cgi.com\/fr\" target=\"_blank\">CGI<\/a><\/strong><\/p>\n<p><em>Depuis septembre 2008, les Europ\u00e9ens font face aux cons\u00e9quences d\u2019une crise \u00e9conomique si forte qu\u2019elle a profond\u00e9ment chang\u00e9 leurs pr\u00e9occupations, pas uniquement \u00e0 propos des questions \u00e9conomiques mais de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, entrainant une mont\u00e9e du pessimisme, un renforcement des inqui\u00e9tudes et m\u00eame parfois des attitudes de rejet (que ce soit des \u00e9trangers, de la mondialisation, de l\u2019Europe ou encore de l\u2019Islam).<\/em><\/p>\n<p><em style=\"font-size: 1rem; line-height: 1.714285714;\">Pour comprendre comment la crise \u00e9conomique a profond\u00e9ment remodel\u00e9 les opinions et les comportements des citoyens europ\u00e9ens, mais aussi pour mettre en \u00e9vidence les forces et les faiblesses sur lesquelles les Europ\u00e9ens doivent compter pour sortir de la crise \u00e9conomique, Publicis a demand\u00e9 \u00e0 Ipsos\/CGI d\u2019interroger plus de 6000 personnes vivant dans six pays embl\u00e9matiques de l\u2019UE\u00a0: France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni et Pologne. Dans chacun de ces pays, un \u00e9chantillon de plus de mille personnes repr\u00e9sentatif de la population \u00e2g\u00e9e de 18 ans et plus a r\u00e9pondu \u00e0 un questionnaire en ligne du 14 mars au 7 avril 2013.\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<p><em>Le r\u00e9sum\u00e9 des principaux enseignements de cette enqu\u00eate est pr\u00e9sent\u00e9 ci-apr\u00e8s, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la synth\u00e8se \u00e9tant propos\u00e9 en t\u00e9l\u00e9chargement \u00e0 la fin de cet article.<\/em><\/p>\n<h3>I &#8211; La crise a un impact r\u00e9el sur les attitudes et comportements des Europ\u00e9ens<\/h3>\n<p><strong>Pour plus de la moiti\u00e9 des Europ\u00e9ens interrog\u00e9s, la crise a aggrav\u00e9 les difficult\u00e9s qu\u2019ils connaissaient jusque l\u00e0\u00a0<\/strong>(60% dont 40% \u00abun peu\u00a0\u00bb et 20% \u00ab\u00a0beaucoup\u00a0\u00bb). Les Italiens et les Espagnols ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement touch\u00e9s (79% et 72%). Moins d\u2019un Espagnol ou Italien sur trois est capable aujourd\u2019hui d\u2019\u00e9pargner de l\u2019argent \u00e0 la fin du mois. Beaucoup d\u2019entre eux (ou leur entourage) ont \u00e9t\u00e9 victimes de s\u00e9rieuses cons\u00e9quences de la crise \u00e9conomique. Les Britanniques, et surtout les Allemands, sont quant \u00e0 eux les moins impact\u00e9s n\u00e9gativement par la crise\u00a0: une majorit\u00e9 d\u2019entre eux consid\u00e8re qu\u2019elle n\u2019a pas affect\u00e9\u00a0leur vie quotidienne, ou qu\u2019elle leur a m\u00eame fait d\u00e9couvrir de nouvelles opportunit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais et les Polonais sont dans une situation interm\u00e9diaire\u00a0: ils ont \u00e9t\u00e9 moins impact\u00e9s que les italiens ou les Espagnols, mais plus que les Allemands ou les Anglais. Les Polonais sont dans une clairement moins confortable que beaucoup d\u2019autres pays Europ\u00e9ens, mais l\u2019impact de la crise est assez limit\u00e9. Les Fran\u00e7ais sont quant \u00e0 eux moins impact\u00e9s qu\u2019ils ne craignent l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p><strong>Les Europ\u00e9ens ont chang\u00e9 leur comportement pour s\u2019adapter \u00e0 cette situation. Certains de ces changements suscit\u00e9s par la crise \u00e9conomique sont certes positifs<\/strong>\u00a0(par exemple, 62% d\u00e9clarent que la crise leur a fait pr\u00eater plus d\u2019attention \u00e0 l\u2019impact de leur consommation sur l\u2019environnement\u00a0; 61% sont incit\u00e9s \u00e0 \u00eatre plus entreprenants ou \u00e0 prendre plus d\u2019initiatives).<strong>Vertueux lorsque consid\u00e9r\u00e9s sous l\u2019angle de l\u2019\u00e9cologie et de la lutte contre le gaspillage, certains de ces gestes ont n\u00e9anmoins un effet pervers\u00a0: ils participent au ralentissement de l\u2019\u00e9conomie \u00e0 travers la r\u00e9duction de la consommation.\u00a0<\/strong>Ainsi,<strong>\u00a0<\/strong>88% des Europ\u00e9ens d\u00e9clarent que la crise les incite \u00e0 beaucoup moins gaspiller\u00a0; 76% qu\u2019elle les force \u00e0 r\u00e9duire leur consommation. Ces changements participent au d\u00e9clin de la consommation, et nourrissent le cercle vicieux de la crise.<\/p>\n<p><strong>Dans de nombreux domaines, les Europ\u00e9ens ont en effet d\u00e9j\u00e0 r\u00e9duit leur consommation et pr\u00e9voient de la r\u00e9duire encore.<\/strong>\u00a0C\u2019est particuli\u00e8rement le cas des Italiens et des Espagnols. Pr\u00e8s d\u2019un quart d\u2019entre eux envisage m\u00eame de r\u00e9duire les d\u00e9penses alimentaires.<\/p>\n<h3>II &#8211; L\u2019Europe semble enlis\u00e9e dans la crise et la fin de cette derni\u00e8re est encore peu probable<\/h3>\n<p><strong>Si les perspectives d\u2019\u00e9volution de la consommation sont aussi sombres, c\u2019est avant tout parce que les Europ\u00e9ens n\u2019ont plus confiance dans l\u2019avenir. Trois Europ\u00e9ens sur quatre consid\u00e8rent m\u00eame que la crise va encore s\u2019aggraver dans leur pays cette ann\u00e9e.<\/strong>\u00a0Une majorit\u00e9 d\u2019entre eux a de plus le sentiment qu\u2019ils ne contr\u00f4lent plus la mani\u00e8re dont leur vie se d\u00e9roule. C\u2019est plus sp\u00e9cialement le cas des Italiens et des Espagnols aujourd\u2019hui. Ce sentiment de perte de contr\u00f4le nourrit ind\u00e9niablement les peurs quant au futur. Une majorit\u00e9 d\u2019Europ\u00e9ens (51%) pense m\u00eame que lorsque leurs enfants auront leur \u00e2ge, ils vivront moins bien qu\u2019eux (seule une majorit\u00e9 relative de Polonais consid\u00e8re que leurs enfants vivront mieux).\u00a0<strong>Dans la Vieille Europe, le sentiment de la fin d\u2019un \u00e2ge d\u2019or domine. Les Europ\u00e9ens craignent la fin de leur syst\u00e8me social.<\/strong>\u00a0D\u2019ailleurs, c\u2019est la peur de ne pas pouvoir vieillir dans des conditions dignes qui est la plus forte des inqui\u00e9tudes des Europ\u00e9ens (40%), davantage m\u00eame que la peur de perdre son emploi (19%).<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Encore plus inqui\u00e9tant, les Europ\u00e9ens ne croient plus \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 des r\u00e9formes.<\/strong>\u00a0Plus de la moiti\u00e9 d\u2019entre eux consid\u00e8re m\u00eame que la crise g\u00e9n\u00e8re des r\u00e9formes qui auront un impact n\u00e9gatif sur la situation \u00e9conomique et sociale des citoyens (58%, et m\u00eame 76% des Espagnols). Les Polonais sont les seuls qui croient que la crise suscite des r\u00e9formes qui vont am\u00e9liorer leur situation (71%). De plus, la crise est consid\u00e9r\u00e9e davantage comme un obstacle qu\u2019une opportunit\u00e9 pour faire les changements n\u00e9cessaires (seulement 39% consid\u00e8rent que cela nous permettra de retomber sur nos pieds en nous for\u00e7ant \u00e0 faire les changements n\u00e9cessaires, alors que 47% consid\u00e8rent au contraire que la crise nous emp\u00eache de faire les r\u00e9formes n\u00e9cessaires puisqu\u2019elles pourraient empirer la situation).<\/p>\n<p><strong>Les Europ\u00e9ens ne croient pas en un effet positif de la crise.<\/strong>\u00a0Une majorit\u00e9 d\u2019entre eux consid\u00e8re que leur pays en sortira affaibli (66%).\u00a0<strong>Les Europ\u00e9ens semblent persuad\u00e9s d\u2019\u00eatre engag\u00e9s sur une voie sans issue\u00a0: celle du d\u00e9clin.<\/strong><\/p>\n<h3>III &#8211; Les acteurs de la sortie de crise\u00a0: gouvernements, entreprises ou citoyens-consommateurs\u00a0?<\/h3>\n<p><strong>Dans l\u2019esprit des Europ\u00e9ens, les acteurs institutionnels ne sont clairement pas ceux qui peuvent mettre fin \u00e0 la crise.<\/strong>\u00a0Ils sont davantage \u00e0 leurs yeux responsables de l\u2019\u00e9chec du syst\u00e8me que capables de proposer des solutions constructives \u00e0 la crise. Seuls 29% pensent que leur gouvernement propose des solutions constructives. L\u2019opposition (24%), les syndicats (27%) ou les institutions europ\u00e9ennes (29%) ne font gu\u00e8re mieux. Seule une courte majorit\u00e9 d\u2019Europ\u00e9ens pense m\u00eame aujourd\u2019hui que le fait que leur pays fasse partie de l\u2019UE est plut\u00f4t un avantage (52%). Pour une majorit\u00e9 d\u2019Allemands, de Britanniques ou d\u2019Italiens, c\u2019est plut\u00f4t un inconv\u00e9nient.<\/p>\n<p><strong>Les autorit\u00e9s ne sont pas seulement incapables de trouver des solutions \u00e0 la crise, elles aggravent la situation selon beaucoup d\u2019Europ\u00e9ens.<\/strong>\u00a0Dans leur esprit, le probl\u00e8me principal \u00e0 r\u00e9soudre pour mettre fin \u00e0 la crise est d\u2019ailleurs le niveau excessif des imp\u00f4ts (35%), avant m\u00eame l\u2019\u00e9go\u00efsme des riches (27%) ou la fermeture des entreprises industrielles (25%). Les Europ\u00e9ens, convaincus de l\u2019impuissance des acteurs publics, jugent m\u00eame majoritairement n\u00e9cessaire le fait que des entreprises priv\u00e9es prennent en charge des services publics que seul l\u2019Etat ou des collectivit\u00e9s publiques assuraient jusqu\u2019ici (57%, et m\u00eame 62% en France).<\/p>\n<p><strong>Face \u00e0 l\u2019incapacit\u00e9 des acteurs publics de contribuer \u00e0 la sortie de crise, les entreprises apparaissent comme les acteurs les plus \u00e0 m\u00eame de trouver les solutions, surtout quand il s\u2019agit de PME<\/strong>\u00a0(45% des Europ\u00e9ens consid\u00e8rent qu\u2019elles proposent des solutions constructives face \u00e0 la crise, soit le meilleur score pour les diff\u00e9rents acteurs test\u00e9s\u00a0; 38% pour les grandes entreprises).<\/p>\n<p><strong>Cependant, pour garder cette confiance, les entreprises doivent respecter une sorte de contrat social\u00a0: pr\u00e9server les emplois.<\/strong>\u00a0C\u2019est la priorit\u00e9 principale qu\u2019assignent une majorit\u00e9\u00a0d\u2019Europ\u00e9ens aux grandes entreprises de leur pays en temps de crise, avant m\u00eame la baisse de leurs prix.<\/p>\n<p><strong>Conscients de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la crise, les citoyens-consommateurs sont pr\u00eats \u00e0 faire de nouveaux efforts, tant que cela n\u2019impacte pas leur pouvoir d\u2019achat.<\/strong>\u00a0Une majorit\u00e9 est m\u00eame pr\u00eate \u00e0 renoncer \u00e0 3 ou 4 jours de cong\u00e9s par an pour mettre fin plus rapidement \u00e0 la crise.<\/p>\n<p><strong>Les citoyens-consommateurs essaient aussi de regagner le contr\u00f4le sur leurs vies en adoptant de nouveaux comportements de consommation<\/strong>\u00a0(tel que le d\u00e9veloppement de l\u2019achat et de l\u2019\u00e9change de particulier \u00e0 particulier). Ces changements, bien qu\u2019ils participent \u00e0 l\u2019actuelle stagnation de la consommation, sont aussi un rem\u00e8de contre la baisse du pouvoir d\u2019achat et l\u2019opportunit\u00e9 de cr\u00e9er une croissance plus durable.<\/p>\n<p><a title=\"Les Europ\u00e9ens et la sortie de crise | IPSOS\" href=\"http:\/\/www.ipsos.fr\/ipsos-public-affairs\/actualites\/2013-05-07-europeens-et-sortie-crise\">D&rsquo;autres chiffres disponibles sur le site de l&rsquo;IPSOS.<\/p>\n<p><\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>07 mai 2013 &#8211;\u00a0 En partenariat avec\u00a0CGI Depuis septembre 2008, les Europ\u00e9ens font face aux cons\u00e9quences d\u2019une crise \u00e9conomique si forte qu\u2019elle a profond\u00e9ment chang\u00e9 leurs pr\u00e9occupations, pas uniquement \u00e0 propos des questions \u00e9conomiques mais de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, entrainant une mont\u00e9e du pessimisme, un renforcement des inqui\u00e9tudes et m\u00eame parfois des attitudes de rejet [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[29],"class_list":["post-1344","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles","tag-crise-economique"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1344","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1344"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1344\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1346,"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1344\/revisions\/1346"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1344"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1344"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/bliss.pro\/fracture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1344"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}